mercredi 16 avril 2014



Aujourd’hui, 58% de la population globale est présente sur les réseaux sociaux, que ce soit pour échanger sur des faits politiques ou sur la sortie du dernier produit « high-tech », l’utilisation des plateformes sociales est devenue essentielle dans la recherche d’information dans tout type de secteur.

L’entreprise utilise également de plus en plus ces réseaux sociaux comme outil marketing ou à des fins commerciales : publicités de repositionnement, prospection clients, retours des consommateurs – d’après un rapport récent (Michael A. Stezner, « Social Media Marketing Report », 2013) 86% d’entre elles considèrent les réseaux comme un élément essentiel pour leur business et 53% d’entreprises B2C les utilisent pour suivre leur réputation ou interagir avec leurs consommateurs. Les types de réseaux sont alors choisis en fonction de l’audience ciblée, le message est adapté au client utilisateur de ce réseau et l’heure de diffusion est définie en fonction des périodes d’affluence de celui-ci.

Actuellement, les entreprises utilisent principalement ces dernières  pour rassembler des informations nécessaires aux services après-vente, aux services marketing ainsi que pour le développement produit. Or selon le McKinsey Global Institute (Insights & Publication, « The social economy ») le potentiel de création de valeur à travers les outils de réseaux sociaux réside surtout dans l’amélioration de la communication, le partage d’information et la collaboration  intra-entreprise ainsi qu’entre les entreprises du même secteur. Le MGI estime que la productivité liée à la collaboration au sein des entreprises pourrait augmenter de 25%. 
Par exemple, un employé passe 28% de son temps hebdomadaire à gérer ses emails, plus 20% de son temps à rechercher en interne l’information adéquate ou la personne susceptible de la détenir. (MGI, « The social economy: Unlocking value and productivity through social technologies ») Or l’utilisation de réseaux sociaux peut réduire d’un tiers le temps nécessaire à ces tâches. C’est l’idée développée par Atos avec l’objectif « zero email » - passer de messages échangés entre deux personnes à des contenus facilement partageables et accessibles rapidement.

A l’inverse, si les réseaux sociaux peuvent apporter de la productivité là où on ne l’attendait pas au sein de l’entreprise, d’autres usages montrent des résultats décevants. Par exemple, les réseaux sociaux génèrent moins de 1% des ventes de e-commerce et les résultats en terme d’interaction par post sont bien inférieurs aux résultats de l’email traditionnel et de l’email reciblé. Lapalisse aurait pu le formuler ainsi : les réseaux sociaux améliorent avant tout la mise en réseau d’information.


En fin de compte, comme le mail, le réseau social se « banalise » et complète les autres outils (mails, sites, blogs…) plus qu’il ne les remplacera. Il entraîne également avec lui de nouveaux modèles qui induisent autant de changements dans les organisations : une dé-hiérarchisation - afin de permettre une collaboration globale sans barrière entre chaque employé, ainsi qu’une culture de partage - renforcée par un esprit de confiance qui permettrait aux gens une collaboration et une contribution enthousiaste respectée de tous. Un challenge au moins aussi difficile que la technologie en elle-même !



Laura Ghebali, pôle Technologie de l'Observatoire du Long Terme

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